Voyage à L'Île Maurice

Voyage à Île Maurice

3 - 13 Décembre 2012

65 km de long, 45 km de large, dans l’hémisphère sud, isolée dans l’Océan Indien au nord du Tropique du Capricorne, l’ancienne «île du Cygne », rebaptisée « Mauritius » par l’amiral hollandais Van Warwyck en 1598. Les Hollandais quittent l’île après 60 ans d’occupation et une première tentative de colonisation avec des forçats, venus d’Indonésie, et des esclaves, venus d’Afrique Orientale et de Madagascar.
Le Capitaine de Vaisseau Français, Dufresne d’Arsel s’en empare en 1715 pour la Compagnie des Indes Orientales et la nomme "Isle de France". Elle reprend le nom de « Mauritius » lorsque les Anglais débarqués par surprise à Cap Malheureux, en deviennent les nouveaux propriétaires en 1810.

Ce véritable petit Paradis ne l’a pas toujours été. Très marqué par l’esclavage, par les cyclones qui le ravageaient épisodiquement et les maladies - paludisme, choléra - la vie n’était pas toujours facile pour ses habitants.

Elle fait partie d’une chaîne volcanique qui va des Seychelles à l’Île de la Réunion située seulement à 230 km à l’ouest. Contrairement à La Réunion le volcan de la Fournaise est encore en activité, l’Ile Maurice a vu son activité volcanique se tarir complètement depuis 200.000 ans.

L’Île Maurice est indépendante depuis 1968 et République depuis 1992.
Elle compte environ 1,2 Millions d’habitants, dont 200 mille environ dans la capitale Port Louis.
Le peuplement de Maurice a été nettement déterminé par l’esclavage, et son abolition en 1835.
La main d’œuvre nécessaire à l’exploitation de la canne à sucre a été fournie par des Indiens, les affranchis ne voulant plus trimer dans des exploitations pour des salaires de misère. Ils ont été plus de 400 mille à venir dans l’île, avec des rêves plein la tête, ce qui explique la dominante actuelle de cette population d’origine indienne.

Ce qui frappe l’étranger, dès le premier abord, après le choc climatique de se retrouver en été dans l’hémisphère sud alors que nous venions de quitter l’hiver,  c’est cette population très mélangée où se côtoient des gens d’origines diverses, en majorité indienne, mais aussi malgache, indienne, européenne, qui forment dans une excellente entente apparente, le peuple Mauricien.

Les gens sont affables, courtois, polis, et leur tranquillité leur calme apaisent.
La deuxième observation que j’ai pu faire dès mon arrivée, est que l’influence française reste prépondérante, même si elle est en rude concurrence avec « nos meilleurs ennemis » : la langue officielle est l'anglais, la conduite est à gauche, les panneaux de signalisation routière, en anglais, mais tout le monde parle français, même les enfants qui parlent créole chez eux, et apprennent dès la première année, anglais et français à l’école. La plupart des villes portent des noms français – Port Louis, Trou aux biches, Mont Choisy, Jardin Pamplemousse, Île aux cerfs etc…

Il n’y a pas une conversation dans laquelle l’esclavage n’est pas évoqué. Ni non plus le nom de Mahé de La Bourdonnais,  marquis Français, nommé gouverneur par Louis XV, qui a beaucoup fait pour le développement de l’Île.
Nombreux sont les temples Indous, Tamoul caractérisés par les statues des divinités à l’extérieur, ou Bouddhistes dont les statues sont à l’intérieur, mais le catholicisme est présent avec des églises dont la plus célèbre est celle du Cap Malheureux, et l’Islam, avec la célèbre mosquée de Jummah à Port Louis. Toutes ces religions font bon ménage, les gens se côtoient, mais d’après ce qu’on nous en a dit, ne se mélangent pas trop.

 

Pour en revenir à nous, qui avons voulu récompenser nos 50 ans de mariage par ce magnifique voyage, nous avons parcouru près de 10 mille km pendant 11 H 30 de vol entre Paris (Aéroport de CDG) et Port Louis (aéroport de Sir Seewoosagur Ramgoolam) assuré par Air-France / Air Mauritius.

Un minibus de Summertimes a fait ensuite le plein de voyageurs (une dizaine) pour les déposer sur notre parcours dans différents hôtels. Le trajet nous a paru long et il nous tardait d’arriver après ce long voyage et le décalage horaire de 3 H. Nous étions dans le dernier groupe : l’arrivée par une allée toute fleurie de bougainvillées, de flamboyants en fleurs, de palmiers de toutes variétés, cocotiers, avec dans le fond l’entrée majestueuse, nous a enchantés et fait oublier un peu les fatigues et la longueur du voyage. Tout de suite accueillis par Anne-Marie,  p1040076-anne-marie-3-x-2-25.jpgune hôtesse charmante, prévenante, qui s’est ensuite chargée de nous renseigner,  pendant tout notre séjour. Un cocktail de jus de fruits nous a été offert le temps de remplir quelques formalités, puis on nous a invités à nous rendre au restaurant principal pour un déjeuner-brunch copieux et coloré.

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La découverte des lieux a été un véritable enchantement : allées d’une propreté parfaite, aux courbes harmonieuses, toutes fleuries; nous ne savions où donner du regard. En suivant ces allées, nous avons vite abouti au bord du lagon qui borde l’hôtel, et la vue qui s’offrait à nous à travers fleurs et arbres avait quelque chose d’irréel !

La Direction nous avait réservé une magnifique chambre donnant plein ouest face au lagon et au petit débarcadère de l’hôtel.

Partout, un personnel aux petits soins des clients, poli et aimable. On nous a dit plus tard qu’il y avait près de 400 employés (Accueil, entretien, jardiniers, cuisiniers, serveurs dans les 3 restaurants de l’Hôtel pour 600 clients !)

Ce rêve tout éveillé a duré 10 jours, et nous nous sommes promis de le revivre l’an prochain.
Ce lieu magique n’a qu’un inconvénient : il ne donne pas envie de le quitter, pourtant nous étions bien résolus à faire quelques escapades dans l’Île.

marie-michelle-3-x-2-5.jpgLe lendemain, Marie-Michelle,  représentant notre « Tour Opérateur », nous a présenté de manière très claire et précise, les programmes possibles et les activités de l’hôtel. Charmante et très professionnelle, elle a veillé durant tout notre séjour.
Nous avons opté pour une visite avec le Minibus, de Port Louis et son marché riche en fruits et légumes de toutes sortes, et en épices, pour la visite du Jardin Pamplemousse, et pour un circuit en taxi privé. Conduit par un pilote serviable, complaisant, ne donnant à aucun moment l'impression d'être tenu par un horaire limité, comme d'autres d'après ce que nous ont dit quelques clients du même tour operator. et très rassurant par sa compétence, Didier. Il a vite établi un contact comme se plaisent à le faire tous les Mauriciens, nous emmenant à la découverte du Nord de son île, d’une crique de pêcheurs où il aimerait bien pouvoir un jour se construire une petite « case », proche du Cap Malheureux, de champs d’ananas Victoria, le roi des fruits de l’Île, de points de vue connus sans doute de lui seul. Nous avons visité l’Eglise du Cap Malheureux. Nous avons demandé à Disier de nous conduire à la Galerie du Moulin Cassé à Arsenal, une ancienne sucrerie, qui expose des œuvres d’art. Très intéressante par le cadre de l'exposition, qui malheureusement ne peut se visiter tous les jours. le Château de La Bourdonnais, en fait de château,  une ancienne demeure coloniale, magnifiquement restaurée, avec sa varangue aérée où il devait faire bon se reposer malgré la chaleur ambiante, dont la bordure des toits est décorée par une sorte de frise, les « lambrequins », et meublée comme à l’époque coloniale.
L'excursion comprenait également, « l’Aventure du sucre », une ancienne usine où l’on travaillait la canne à sucre. Véritable musée, qui permet de comprendre la vie des esclaves cultivant la canne et fabriquant le sucre dans des conditions plus que difficiles.

Didier nous a également emmenés, à notre demande, dans le marché de Goodlands, qui n’a rien à envier aux souks d’AFN. 
Nombreux commerces très colorés, beaucoup d’animation, surtout des textiles, l'une des industries les plus importantes de Maurice avec le tourisme.
Nous sommes bien décidés à reprendre Didier comme Taxi lorsque nous reviendrons.

L’Hôtel « Le Canonnier » nous proposait de nombreuses activités, mais nous n’avons pu opter que pour quelques unes seulement, notre frénésie de découvertes ne nous laissant pas beaucoup de temps pour profiter des avantages de l’hôtel. Promenade dans un bateau à fond de verre, plongée « masque et tuba », petits Derivers mis à disposition des clients de l'Hôtel : la barrière de corail n’est pas éloignée de la côte,même si les poissons ne sont pas aussi nombreux que je le croyais, la promenade reste incontournable.

Les buffets servis au restaurant principal sont abondants, variés et excellents : beaucoup de fruits et de légumes, grillades de poissons, de viande. 
Chaque soir, un thème différent pour les repas (Mauricien, Méditerranéen, Indien, Italien etc...).

A partir de 21 H un spectacle folklorique de qualité est offert sous les palmiers enchanteurs…

Nous avons également apprécié le restaurant « Le Navigator » où nous pouvions manger après réservation, surtout du poisson  (Merlin, dorade coryphène, espadon…) situé dans un coin idyllique du jardin de l’hôtel, avec grandes ouvertures donnant sur le lagon.
Il y avait beaucoup de jeunes couples venus en voyage de noce, ou d’autres venus de loin pour se marier à Maurice sur la plage, en présence d’un officier de l’Etat Civil, faisant le plein de photos et de souvenirs romantiques.

Si le cœur vous en dit…

En tout cas, nous reviendrons !  Il y a encore tant de choses à voir, en particulier le Sud que nous n’avons pas visité et d'autres à revivre.

Il y aura donc probablement une suite à ce récit…

 

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